François Besse est un ancien braqueur français libéré sous conditionnelle le 27 février 2006, et les sources récentes le présentent en 2025 comme un octogénaire vivant loin de l’exposition médiatique. Les données disponibles indiquent qu’il a quitté depuis longtemps l’univers carcéral, mais plusieurs points restent partiellement discrets, notamment son lieu de résidence exact et certains éléments biographiques encore contradictoires.
La réponse varie selon l’angle retenu, biographique, judiciaire ou éditorial. Les sources citent sa naissance à Cognac, ses six à sept évasions, sa sortie de la prison de Saint-Maur, son passage par Emmaüs, son travail à l’INA et la publication de Cavales en 2019. Pour aller plus loin, les sections suivantes détaillent ces repères et leurs limites documentaires.
Que devient François Besse aujourd’hui, la réponse courte
- 💡 François Besse est vivant les publications récentes de 2025 le décrivent comme un octogénaire
- 💡 Sa sortie date de 2006 après une libération conditionnelle obtenue à la prison de Saint-Maur
- 💡 Sa vie publique est limitée les sources évoquent une réinsertion discrète, Emmaüs et un travail à l’INA
- 💡 Il a publié des récits avec Je suis un bandit d’honneur puis Cavales en 2019
Table des matières
ToggleQui est François Besse ?
François Besse est un ancien truand français, souvent qualifié de gangster et d’écrivain, né à Cognac en Charente. Plusieurs sources donnent la date du 27 mai 1944, tandis qu’une autre publication retient le 26 juillet 1944. Ce désaccord ne change pas le cadre général, mais il invite à distinguer les faits les mieux établis des éléments plus incertains.
Son enfance apparaît comme difficile. Les sources décrivent un père républicain espagnol réfugié en France après une condamnation à mort prononcée par le régime franquiste en 1939, et une mère charentaise employée comme femme de ménage. Elles mentionnent aussi une pauvreté marquée, des passages en foyers pour mineurs difficiles, l’échec au certificat d’études et un parcours professionnel vite interrompu malgré un CAP d’électricien cité par Charente Libre.
Le basculement dans la délinquance intervient au début des années 1960. Une source situe un premier cambriolage en novembre 1963, avant une succession de vols, d’incarcérations et d’évasions. C’est ce parcours qui nourrit ses surnoms de roi de l’évasion et d’anguille. Pour aller plus loin, la situation actuelle de François Besse permet de mesurer la rupture avec cette période.
Que devient François Besse aujourd’hui ?
Les informations les plus récentes indiquent que François Besse vit désormais à l’écart du bruit médiatique. Les publications de 2025 le présentent comme un homme âgé, discret, sorti de prison depuis près de deux décennies. Les données disponibles ne signalent ni nouvelle affaire judiciaire publique, ni retour dans l’actualité criminelle récente.
Cette discrétion reste partielle. Les sources évoquent son passage par Emmaüs, puis un travail à l’INA pour la restauration de pellicules, mais elles ne documentent pas précisément son quotidien actuel. Il ressort donc qu’il existe une réponse claire sur son statut général, ancien détenu libéré et retiré de la scène publique, mais une réponse plus limitée sur sa vie concrète aujourd’hui. Pour aller plus loin, les deux sous-sections suivantes distinguent la question de sa survie et celle de son lieu de vie.
François Besse est-il encore en vie ?
Les sources récentes disponibles répondent par l’affirmative. Une émission publiée le 3 mai 2025 et un article daté du 30 juillet 2025 évoquent François Besse au présent et le décrivent comme un octogénaire. Cette formulation constitue l’indice le plus direct sur sa situation vitale actuelle.
Des rumeurs de mort ont circulé à certaines périodes de cavale, mais elles appartiennent à son passé judiciaire. Les publications contemporaines ne les confirment pas. Il ressort donc qu’à la date des sources mobilisées, François Besse est vivant. Pour aller plus loin, la question suivante porte non plus sur son existence, mais sur le cadre géographique de sa vie actuelle.
Où vit François Besse actuellement ?
Les sources consultées ne donnent pas d’adresse ni de commune de résidence actuelle pour François Besse. Elles insistent au contraire sur une vie discrète après sa libération et sur son éloignement de l’exposition médiatique. Cette absence de précision limite toute affirmation plus détaillée.
Quelques repères restent établis. Il a été libéré de la prison de Saint-Maur dans l’Indre en 2006, puis il est passé par Emmaüs avant de travailler à l’INA. Cela renseigne sur sa phase de réinsertion, pas sur son lieu exact de vie en 2025. Pour aller plus loin, la section suivante revient sur sa sortie de prison et sur les étapes connues de cette réinsertion.
Sa sortie de prison et sa vie loin du bruit
Le 27 février 2006 : sa libération conditionnelle après de longues années d’incarcération
François Besse sort de prison le 27 février 2006 après une libération conditionnelle accordée à l’âge de 61 ans. Il quitte alors la prison de Saint-Maur, dans l’Indre. Cette date marque un tournant majeur après un très long parcours carcéral et plusieurs condamnations prononcées entre 1974 et 2002.
Le Nouvel Obs rapporte un total de 28 ans de prison lié à des braquages et à des évasions, sur cinq procès. Une cour d’assises parisienne lui inflige encore 8 ans en juin 2002 pour quatre braquages et deux évasions. Il pouvait demander une libération conditionnelle depuis mi-2005 et restait théoriquement libérable en 2015. Ces chiffres montrent l’ampleur judiciaire de son dossier. Pour aller plus loin, les étapes de l’après-prison éclairent la nature de sa réinsertion.
Une vie discrète entre réinsertion, passage chez Emmaüs et travail à l’INA
Après sa sortie, François Besse adopte une trajectoire de retrait. Les sources indiquent un passage par Emmaüs, puis un emploi à l’INA consacré à la restauration de pellicules. Ce travail technique consiste à traiter et conserver des supports audiovisuels anciens, souvent fragilisés par le temps.
Les articles publiés après 2019 soulignent aussi qu’il ne pointe plus depuis longtemps à la probation, signe que les contraintes liées à sa conditionnelle appartiennent au passé. Le contraste avec ses années de cavale est net. Les données montrent un déplacement vers une vie stable et discrète, sans effacer la singularité de son itinéraire. Pour aller plus loin, le regard qu’il porte sur sa propre histoire aide à comprendre cette évolution.
1944 et après
6 à 7 évasions
28 ans de prison
Depuis 2006
Le regard qu’il porte sur son passé
Les textes et entretiens récents attribués à François Besse montrent un regard distancié et souvent critique sur sa propre trajectoire. Les thèmes récurrents portent sur la liberté, la prison, la valeur des actes, la figure de Mesrine et le refus de l’héroïsation automatique du banditisme. Les sources indiquent aussi son soutien à l’abolition de la prison et son opposition ancienne aux QHS, les quartiers de haute sécurité.
Ce discours ne gomme pas la gravité des faits. Il sert plutôt à replacer son parcours dans une lecture politique, sociale et personnelle. Plusieurs éléments reviennent, comme l’idée d’une injustice originelle, l’évocation de violences subies et le refus de la haine. Cette matière nourrit surtout ses écrits tardifs. Pour aller plus loin, une question revient souvent à son sujet, celle d’un éventuel apaisement personnel.
François Besse est-il devenu un homme sage ?
Certaines publications de 2025 le présentent comme un homme devenu sage. Cette formule relève d’une caractérisation éditoriale, pas d’un statut objectif. Les faits vérifiables sont plus précis, absence d’actualité criminelle récente, vie discrète, activités de réinsertion et prise de parole plus réflexive dans ses livres.
Il reste donc plus exact de dire que François Besse apparaît aujourd’hui comme un ancien braqueur âgé, retiré et engagé dans une relecture critique de son passé. Les sources n’effacent ni ses condamnations, ni sa place dans l’histoire du banditisme français. Pour aller plus loin, ses livres donnent un accès direct à cette relecture personnelle.
François Besse a-t-il écrit des livres sur sa vie ?
François Besse a bien écrit sur sa propre vie. Son récit Je suis un bandit d’honneur est rédigé à la prison de Carabanchel, à Madrid, peu avant sa sixième évasion selon les sources mobilisées. Le manuscrit est remis à un éditeur en 1984 par sa sœur Noëlle Besse, présentée comme un soutien constant.
Un second ouvrage, Cavales, paraît en 2019. Il est présenté comme des mémoires et comme le récit de sa métamorphose, avec une réflexion sur la prison et sur son propre itinéraire. Ces publications constituent l’une des principales sources utilisées par la presse pour retracer son parcours. Pour aller plus loin, le détail des deux titres permet de comprendre la continuité entre l’homme de cavale et l’auteur tardif.

De Je suis un bandit d’honneur à Cavales
Le premier texte s’inscrit dans le temps de la clandestinité et de l’incarcération. Il porte la marque d’un homme encore pris dans la logique de la fuite, de la révolte et de la survie. Le second, publié 35 ans plus tard, s’inscrit dans une phase de retour public maîtrisé. Cette distance chronologique compte dans la lecture du personnage.
Cavales reprend plusieurs questions de fond déjà associées à son parcours, la liberté, le sens de la prison, la responsabilité individuelle et la place de Mesrine dans l’imaginaire collectif. Les données disponibles montrent donc une évolution du registre, du témoignage brut vers une réflexion plus construite. Pour aller plus loin, sa place durable dans le récit du banditisme français s’explique par des faits précis.
Pourquoi François Besse reste une figure marquante du banditisme français
François Besse reste une figure marquante pour deux raisons principales, son association avec Jacques Mesrine et son nombre exceptionnel d’évasions. Les sources oscillent entre six et sept évasions, ce qui suffit à expliquer ses surnoms. Sa trajectoire combine aussi braquages, cavales internationales, prises d’otages, procès multiples et longue détention, ce qui lui donne une place spécifique dans l’histoire criminelle française de l’après-guerre.
Cette notoriété ne repose pas seulement sur une légende. Plusieurs épisodes sont précisément datés, comme l’évasion de Gradignan le 9 mai 1971, celle de la Santé en mai 1978 ou encore l’arrestation de Tanger en 1994. Le dossier reste donc documenté par des faits, même si une part du récit public a souvent été romancée. Pour aller plus loin, les deux sous-sections suivantes reviennent sur les épisodes les plus cités.
François Besse a-t-il été complice de Jacques Mesrine ?
Oui. Les sources indiquent que François Besse a été l’associé de Jacques Mesrine pendant environ un an à la fin des années 1970. Ils se rencontrent au QHS de Fresnes, puis s’évadent ensemble de la prison de la Santé en mai 1978. L’opération se déroule en plein jour, avec armes et grappin cachés dans la prison, neutralisation de 14 personnes et déguisement en surveillants.
Cette évasion ouvre une cavale de trois semaines marquée par une armurerie attaquée à Paris, le braquage du casino de Deauville et une prise d’otages liée à une remise de 53 000 euros selon l’équivalent retenu par certaines sources. Mesrine meurt le 2 novembre 1979, alors que Besse se trouve déjà en Belgique. Pour aller plus loin, l’autre pilier de sa notoriété tient à sa capacité répétée à s’évader.
Pourquoi François Besse était-il surnommé le roi de l’évasion ?
Le surnom de roi de l’évasion vient d’abord de la répétition des faits. Wikipédia parle de sept évasions, tandis que Le Nouvel Obs retient un total de six. La première, le 9 mai 1971 à Gradignan, reste l’une des plus commentées. Les récits décrivent une vitre blindée découpée, une corde de draps et une fuite depuis le premier étage.
D’autres épisodes renforcent cette réputation, l’évasion du palais de justice de Bruxelles en juillet 1979 avec prise d’otage d’un magistrat, puis celle d’un fourgon cellulaire à Madrid après son transfert en février 1983. Charente Libre parle d’un artisan de l’évasion, formule qui insiste sur la préparation technique autant que sur l’audace. Pour aller plus loin, l’encadré final réunit les chiffres les plus utiles pour situer ce parcours.

Pièges fréquents à éviter sur François Besse
-
1
Confondre les dates de naissance. Les sources ne donnent pas toutes le même jour, ce qui peut fausser l’âge exact selon l’année consultée -
2
Présenter son lieu de vie comme certain. Les sources parlent de discrétion et de réinsertion, sans localisation actuelle vérifiée publiquement -
3
Transformer sa trajectoire en légende simple. Son histoire mêle faits criminels, longues détentions, écriture et réflexion critique sur la prison -
4
Affirmer qu’il a tué. Les sources rappelées ici précisent au contraire qu’il n’a jamais tué personne
Les éléments les plus fiables montrent un homme vivant, âgé, discret, marqué par une longue histoire carcérale, par plusieurs évasions et par une phase de réinsertion après 2006.
La réponse la plus exacte reste la suivante, François Besse vit loin de la lumière publique, et les sources récentes documentent davantage son passé que son adresse actuelle.
📘 auteur de Cavales
🔓 6 à 7 évasions
François Besse appartient désormais davantage à l’histoire du banditisme qu’à l’actualité judiciaire. Les sources récentes convergent sur une donnée simple, il vit toujours et mène une existence discrète depuis sa libération de 2006.
Le point le plus utile consiste à distinguer ce qui est établi de ce qui ne l’est pas. Son parcours, ses livres et ses dates clés sont documentés, tandis que son lieu de vie exact reste hors du champ public. Cette distinction permet d’aborder le sujet avec davantage de rigueur.







